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Rénovation plafond cuisine / plancher sous combles

mardi 14 février 2012, par KMan

Voici en quelques panoramiques un résumé de la réfection du plancher sous combles et du plafond de la cuisine.

Pour commencer, le plancher avant qu’on enlève ... les planches. Ensuite, on supprime les journaux (de 1958) qui servaient d’isolation (et accessoirement d’habitats aux souris). 3e phase, on scie la solive pour l’enlever.

Comme vous le voyez sur la photo 1, la nouvelle solive est en travers pour pouvoir l’insérer dans les deux portées. Quand elles sont toutes changées ( photo 2 ), un bon coup d’aspirateur et on va passer à l’isolation. Photo 3, on pose un "tapis" de pare-poussière (étanchéité à l’air mais pas à la vapeur d’eau) qui couvre le sol en contournant les solives. Bien raccorder les laies avec de l’adhésif spécial étanchéité à l’air (en bleu).

Phase suivante, on pose sur le premier pare-poussière un deuxième pare-poussière, tendu. Ainsi, on obtient des "caissons" entre chaque solive (ce qui nous permettra d’y glisser de la ouate de cellulose). Sur les solives, on pose des bandes de liège ( 6mm ), qui font double-office : isolant phonique ( coupure plancher-solives ) et compensation des variations d’épaisseur des solives. Il se trouve que nous ne marcherons pas sur ce plancher, sinon, ça limite aussi les "grincements". Ensuite, nous vissons nos planches d’OSB 18mm, qui constitueront notre plancher. L’OSB, c’est bien car c’est le "recyclage" de morceaux de bois qui avant étaient brûlés. Autre avantage = très peu de dilatation dans les deux sens longitudinaux ( un peu de dilatation en épaisseur ), même avec de fortes variations hygrométriques.

( Puisqu’on parle d’eau, il existe aussi de l’OSB spécial pour les salles d’eau ). Petite parenthèse : attention, tous les OSB ne se valent pas, certains sont réalisés avec beaucoup de résine, qui relâchent des COV, notamment des formaldéhydes (reconnus cancérogènes).

Mais continuons sur notre restauration : nous remplissons les "caissons" d’ouate de cellulose au fur et à mesure, et nous jointons notre pare-poussière, et nous continuons à visser notre OSB dessus. Nous avons choisi du "rainure-languette" ( on dit aussi rainuré-bouvet ), c’est plus pratique à joindre et plus facile à étancher (un peu de colle sur la languette et hop, on assemble).

Cette 1ère photo montre la ouate qui affleure le sommet des solives. Important : quand la ouate sort de son emballage (généralement des ballots ensachés), il est mieux de "désiler" la ouate, de séparer les blocs et la rendre bien "poudreuse". Elle devient douce au toucher, moelleuse comme du coton. Puis on finit par notre pare-poussière, qui recouvre le tout, en veillant à bien étancher nos caissons, et bien étancher le plancher par la même occasion.

Ceci qui permet une meilleure isolation et une plus grande durée de vie de l’isolant : pas de "fuites d’air" (notre restauration comprend la pose d’une VMC double flux), et limitation de la condensation en périphérie et dans l’isolant. Cette étanchéité est réalisée avec du "scotch" autocollant fabriqué à base de fibres non tissées (géotextile) : 3 couches collés avec du polyoléfine (PE ou PP recyclés).

Dans un prochain article, la photo du plancher fini !

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