Accueil > Belgique > Les belges et la route (2/4)

Les belges et la route (2/4)

mardi 19 juin 2007, par KMan

(Suite de cet article)

… et les panneaux ?

Vous ne roulez pas vite puisque le feu qui est devant vous est rouge depuis 30 secondes. Et bien, il n’est pas rare, en France, de voir un citadin accélérer brutalement, vous dépasser et se rabattre devant vous, pour piler au feu. Je n’ai pas encore vu ce type de comportement ici. Les gens roulent TOUS de manière progressive, et respectueuse. Tellement respectueux, que les infractions passent inaperçu. Un exemple ? En France, il nous arrive d’avoir un panneau de limitation de vitesse (90), avec un symbole en dessous ; un camion par exemple. Dans ce cas, la limitation de 90 km/h s’applique exclusivement aux poids lourds.

En Belgique, il y a un principe identique : vous avez un panneau de sens interdit, et un vélo en dessous. Sauf que dans ce cas, la circulation est interdite dans ce sens SAUF pour les vélos. En gros, seuls les vélos ont la possibilité de passer, pour les autres véhicules, la circulation est interdite. La première fois, cette signalisation m’avait paru étrange (tiens, une rue interdite aux vélos, en Belgique ?), mais il y a tellement de signalisations étranges en Belgique...

J’ai croisé à trois reprises des voitures dans ces rues (chaque fois dans des rues différentes). La troisième fois, j’ai eu un doute : dans mon rétroviseur, tout le monde tournait et ne prenait pas la rue que je prenais... Pas une fois je n’ai été klaxonné, insulté, ou tout autre geste courant en France. Ca n’a pas eu l’air de surprendre outre mesure (parce que j’étais français ?). La relative flexibilité des règles en Belgique y est peut-être pour quelque chose…

Et les vélos ?

Il est important de noter qu’en Belgique, pratiquement tout le monde est à la fois cycliste et automobiliste. De ce fait, les cyclistes respectent les automobilistes puisque ce sont leurs homologues, et réciproquement. La voiture laissera passer le vélo. C’est même très marqué : à partir du moment où un vélo entre dans une intersection, toutes les voitures s’arrêtent. Il m’est arrivé d’être à gauche d’une voiture (donc la voiture a priorité), et bien l’automobiliste s’arrête.

Parlons brièvement de l’objet vélo. En Belgique, il ne faut pas trop craindre pour son vélo. Certes, si vous le laissez non attaché dans une rue un soir, je ne suis pas sûr que vous le retrouviez le lendemain. Par contre, vous pouvez bien le laisser devant le magasin quand vous allez faire une course, il n’aura pas disparu quand vous reviendrez. [Je le sais, j’ai expérimenté.]

En France nous croisons tous types de vélo. Y compris beaucoup de VTT (vélo tout terrain) en ville. Les VTT sont à la ville aussi adaptés que les 4x4 le sont. C’est à dire pas du tout. Les Belges l’ont compris, en deux semaines, j’ai du voir 10 VTT pour 100 (150 ? 200 ?) vélos « de ville ». Pas de vélo « de course » (ou de route, comment dit-on ?), ou si peu. Et aucun BMX, mais ça n’est guère étonnant.

Autre point important à propos des vélos : les technologies du vélo. La plupart des modèles exposés en magasin et en vitrine comportent un panier, et les freins sont intégrés au moyeu. (Dans certains cas, les changements de vitesses sont aussi dans le moyeu.) Ceci présente l’énorme avantage de conserver un freinage efficace sous la pluie. De même, une bonne partie des vélos en vente ont l’antivol intégré au cadre, ce qui évite d’avoir à en transporter un dans le sac ou ailleurs.

(Suite...)

Répondre à cet article